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écologie est économie

Cette réforme est une injustice doublée d’une escroquerie.

Une injustice, car seuls les salariés non possédant vont subir une baisse de revenus à leurs retraites, notamment parce que le chômage des + de 55 ans est considérable. L’allongement ne fait qu’allonger une période de chômage qui diminue d’autant les droits à la retraite. C’est en réalité une baisse des pensions, mais uniquement pour les moins favorisés. Pour ceux qui ont un patrimoine, cela les touchera beaucoup moins, grâce aux revenus immobiliers ou autres. Bref, c’est une réforme « anti-pauvres » ou du moins, non possédant.

Une escroquerie, car le problème ne réside pas dans le régime actuel des retraites. Consultez INSEE sur les dettes respectives des administration social (dont retraites) et celle de l’État, et vous constaterez le gouffre qui sépare les deux dettes :

– dette administrations sociales (dont retraites sauf erreur) : 70 Milliards d’euros
– dette État français : 1200 Milliards d’euros

voir tableau ci-dessous qui vient de l’INSEE : http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=40&date=20100930) :

ette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument
(en Mds€)
(*) voir la note méthodologique simplifiée
Source : Comptes nationaux base 2000 – Insee, DGFiP, Banque de France

2009T2 2009T3 2009T4 2010T1 2010T2
Ensemble des adm. publiques 1428,6 1457,3 1489,0 1535,5 1591,5
en point de PIB (*) 74,2% 76,2% 78,1% 80,4% 82,9%
dont, par sous-secteur, consolidée (*) :




État 1134,6 1158,0 1162,6 1206,0 1249,6
Organismes divers d’adm. Centrale 109,2 108,2 115,3 112,6 119,6
Administrations publiques locales 142,3 142,8 156,8 154,0 151,4
Administrations de sécurité sociale 42,4 48,3 54,3 63,0 70,9
dont, par instrument :




Dépôts 19,0 19,7 20,3 19,3 19,0
Titres négociables 1223,5 1248,0 1261,5 1301,3 1350,1
court terme 227,0 264,7 261,1 258,9 259,7
long terme 996,5 983,3 1000,5 1042,4 1090,4
Crédits 186,0 189,6 207,1 215,0 222,4
court terme 23,6 26,2 24,2 39,2 47,5
long terme 162,4 163,5 182,9 175,7 174,9

En synthèse, la dette des retraites est égale à 4,45 % de celle de l’État. Le vrai problème, c’est une gestion désastreuse de l’État et le régime des retraites n’est PAS un problème en comparaison du vrai sujet : la gestion de l’État.

Or, force est de constater :

1) que la dernière fois que la dette a été réduite, c’est sous l’empire de Jospin, trotsko certes, mais bon gestionnaire ;

2) que depuis que la droite est au pouvoir (2002, grâce à Chevènement), elle n’a eu cesse de réduire les impôts distributifs, le pire étant la réforme Copé qui a fait perdre 20 Milliards euros de recettes annuelles (par la suppression de la taxation des plus values sur cessions de participations par les sociétés commerciales après 2 ans de détention), sans parler du bouclier fiscal ou de l’allègement radical des droits de successions.

L’écologie implique d’avoir une vue globale d’un problème en prenant en compte chaque « habitant » du foyer (l’Oikos), pour une ou des solutions partagée : le Nomos.

Dans le cas présent, la conclusion est qu’il ne faut pas réformer le régime des retraites, c’est un FAUX sujet.

Mais l’intégrer dans le budget global de l’État (comme en Italie) et réformer la gestion de l’État et notamment ses recettes.

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